Dégustation physique, spirituelle et sensuelle : Ce qu’il y a de (Jos)Meyer …

Publié le par brulé

Il était temps de rendre justice à ceux qui rendent justice aux terres alsaciennes et qui nous confortent dans l’idée que, si, on peut « boire » de l’Alsace sans prévoir dans la poche intérieure de sa veste en cuir un cachet de Doliprane 1000. L’Alsace avait, par chez nous (et entre nous) mauvaise réputation sur le duo sucre/soufre qui en faisait l’ennemi publique number one à chaque repas de Noël passé chez quelqu’un d’autre que chez nous… Heureusement, comme toujours, le vin et le bonheur ne sont que des histoires de rencontres et quelles rencontres !! La première fût celle de Patrick Meyer (domaine julien Meyer) et de ses vins très natures, atypiques comme on dit, c’est un peu le terme utilisé pour qualifier un vin de meilleur que les merdes voisines de l’AOC. Ses vins sont libres, indépendants, vivants,  non-encartés, bref des vins de plaisir immédiat tout en invitant à la méditation. Des vins spirituels emprunts de convivialité et de vibrations positives. Et ces vibrations sont réelles, car comme le dit Patrick Meyer, « la dégustation se fait d’abord avec le corps,  les arômes sont secondaires », opinion que je partage désormais à 100% mais qu’il faut du temps pour comprendre et admettre. Comment se sent-on après avoir bu une gorgée ? C’est une question essentielle dans la dégustation qu’il ne faut jamais négliger : Ecouter le corps réagir.

La seconde fût celle du domaine Josmeyer et de leurs vins chirurgicaux. Une ligne droite dynamisante, revigorante à la minéralité intense et, pour une fois, non couverte par des arôme superficiels écœurants. Les rieslings de Josmeyer vous saisissent le palais pour emprunter deux voies rapides : Le cerveau et la colonne vertébrale, cette dernière vibrant jusqu’à provoquer la chair de poule. Là, vous vous dites que c’est du sérieux et que vous ne devez, sous aucun prétexte, laisser passer l’occasion de continuer la nuit ensemble. Ces vins vous prennent alors par la main pour vous inviter, à l’abris des regards dans une danse langoureuse qui se terminera, de toutes façons par une bien triste séparation et de la nostalgie plein les yeux. Vous comprendrez mon impatience de voir ces deux domaine (re)venir sur nos étagères et se mettre à disposition de vos avances les plus indécentes…

Publié dans lefruit.defendu

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