sciences de la matière (première).

Publié le par brulé


Comme il n’y a plus de Nardo’s bistro et qu’il faut bien manger (et boire) quand même, notre ami Pat, cow-boy rose à la retraite a proposé d’organiser chaque semaine en son domicile, une table d’ôte. Nous étions donc réunis hier midi autour d’un pot-au-feu époustouflant qui sentait jusque dans la rue. L’aïoli de MAN (puisque c’est désormais son pseudo), préparé sur le pouce pendant l’apéro, relevait avec merveille l’extraordinaire viande de chez Baudoux (rue Carnot) qui fondait devant nous comme Steph devant Lafred…

Stephanie Roussel (voir article précédant) nous faisait l’honneur de nous accompagner ainsi que la fine fleur des dégustateurs locaux (MAN, TN, FG, BG, PH, SDA) qui ne firent qu’une gorgée des nobles flacons qui arrosaient avec fraîcheur nos gorges irrités par d’infinies discutions : Blanc qui tente, Lassolle 02, French Cabernette, c’est pas la mer à boire de Roure, Muscadet de Jo Landron, Gascon de Claude Courtois et Evidence du même Courtois. Le spectacle fut sans fautes. Mais pourquoi donc est-il devenu impossible de manger un bon pot-au-feu dans un restaurant ? Chose invraisemblable tant le concept est simple. Voilà pourquoi : la matière première n’y est pas. Et comme dans toute chose simple, la matière première fait (quasiment) tout. L’amour non plus n’y est pas, car l’amour de la matière et du goût fait le reste. Sans amour, la recette n’est rien. Et moi qui m'acharner à insister auprés des cafetiers et restaurateurs pour qu'ils précisent et valorisent l'origine excacte de leurs produits!! Ceux qui choisissent "bon" y gagneraient non? Comme disait mon (ancien) collège boucher (en comparant le sexe à la boucherie), "quand on a de la belle marchandise et que la cliente arrive, on cache pas les saucisses derrière un poteau !!"
Alors voilà, il n’est plus possible d’allier matière de qualité et amour de la cuisine, en général, nous n’avons le droit à ni l’un, ni l’autre : juste du médiocre préparée avec négligence, au mieux de l’acceptable.

L’amour et le talent ne sont pas rentables, il faut désormais l’accepter sinon nous mourrons frustrés et inconscients.

Publié dans lefruit.defendu

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FraisDeJet 01/11/2008 12:20

D'accord sur le fond et sur l'ensemble. Tant que l'on a des mots comme bon, choisi, et des expressions basiques comme amoureusement préparé, le bonheur n'est pas loin.Je vais donc retourner à mon bricolage pour préparer ce qui sera je l'espère un moment de bonheur mardi prochain.