Pour une approche mystique et transcendantale du vin .

Publié le par brulé



Il n’y à pas à rechigner, le vin doit aller au delà de tout ça... Ça suffit la technique aveugle, vive la mystique éclairée! Le vin (le vrai) n’est décidément pas un produit à traiter comme les autres. Dans le vin, tout ne s’explique pas, tout n’est pas palpable et tout n’est pas capté (ou palpé) par tout le monde. Comme je le soulignais il y à quelques temps, c’est le vin qui choisit son homme et l’homme se doit d’être à sa disponibilité (d’où la nécessité de s’éduquer au vin). C’est véritablement ça : un bon dégustateur est un dégustateur disponible, du moins qui sait (et qui accepte de) se mettre à disposition : écouter et comprendre le vin qu’il a en face de lui. Pas de bon orateur sans public réceptif, pas de bon  bouquin sans bon lecteur, pas de bon médicament sans vrai malade. Le vin n’existe que parce qu’il est compris. C’est pourquoi la négation du vin et de ses vertus psychologique, sociales et émotionnelles est profondément stupide et finira par tuer le vin (et le plaisir avec).

Mais nous n’en sommes pas encore là.

Le vin, disais-je, ne s’offre qu’à ceux qui l’apprivoisent, qui sont assez malins pour apprécier son long strip-tease, son lent mouvement de bassin qui vous maintient en éveil alors que le sommeil vous affaisse les paupières. Evidemment que le vin est sexuel. et c’est ce que n’ont pas compris les (fameux) amateurs de « Bordeaux », frigidifiés par leur complexe d’Oedipe.

Le vin est sexuel car corporel. Ceux qui n’ont pas encore intégré la dégustation corporelle n’ont pas encore passé le cap. Ce fameux cap qui délimite la frontière entre ceux  qui l’ « ont vu » et les autres : les septiques. Je vois des septiques chaque jour, ils sont moroses, anéantis, pâles, tristes à mourir. Il n’y a que les convaincus, ceux qui ont eu l’ « apparition » qui ont le sourire aux lèvres et une seule chose en tête : la prochaine jouissance (n’est ce pas PBS ?).

Lorsque l’on boit une bouteille de Patrick Meyer ou de Didier Barral, on ne boit pas un simple vin : La vibration s’impose à vous comme une vérité assénée. L’émotion provoquée va bien au delà de la simple perception aromatique, de la simple analyse du vin pour lui même. Il se crée à ce moment précis une transfusion incompréhensible entre l’âme du vigneron et votre cerveau, entre son sang et le vôtre…

 

Publié dans lefruit.defendu

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PbS 18/01/2009 22:21

@ Albert : calme toi, avec les copains ont partage le pain et le vin, mais avec sa copine on ne partage que sa chopine, même si on boit au goulot. Non mais....(expression d'un Pinardier réputé qui va devenir une phrase culte dans la blogosphère...).Boudiou............................

albert london 13/01/2009 14:11

Et pour le vin bu au goulot, c'est annonciateur d'une divine fellation ?Une dégustation horizontale déboucherait-elle sur ne partouze? Hum.... Ca donne encore plus envie !In vino veritas

PbS 12/01/2009 22:15

Damned, démasqué par ce que l'on boit. Je m'en fous, on me connaît depuis longtemps. Mais je vais faire sauter les bouchons à mon tour.

pinardierlevraipaslusurpateur 12/01/2009 10:17

Le vin est un bon indicateur du comportement sexuel du futur partenaire...en bon connaisseur, je fais tester, gouter toujours certains vins  pendant la periode d'approche...certains font le paon..le coq..crisser les pneus de la voiture ..moi je fais chauffer le tire bouchon...bref pour reprendre mon étude empirique sur le vin et les femmes on peut distinguer différentes catégories de vins à différentes catégories de femmes ..ça marche pour les hommes aussi.des vins consensuels = des femmes nonsensuels sans personnalité...des vins technos= une femme techniquedes vins natures propres= une esthetedes vins natures qui puent= ????censuré???la liste est longue et mon étude se poursuit...

PbS 10/01/2009 20:40

Pour insister dans ce registre, à midi un Grittermate 2006 de chez Meyer, à l'opposé (dans la structure et les arômes) de l'excellent riesling 2007 du même procucteur goûté hier, mais Impérial sur le plat, gambas et st Jacques avec fondue d'endives et carottes le tout avec une petite pointe de curry.Vous goûtez deux vins d'une propriété, ils sont souvent très ressemblants. Chez Meyer, pas de stéréotype, on passe par toutes les sensations. Bravo.Ce soir, un blanc de chez...et un rouge de chez..., je n'ai pris qu'un petit verre de chaque car le plaisir n'était pas au rendez-vous. Le reste ira en cuisine ou au vinaigrier.C'est cela la leçon de l'émotion.