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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 10:46

 

il faut sauver le rosé, non pas des parlementaires européens qui veulent permettre son élaboration par assemblage (de rouge et de blanc) mais des imbéciles qui se scandalisent d’une telle décision. A travers toute la presse et les blogs se succèdent les indignations des soit-disant protecteurs du bon goût (Périco Légasse dans Marianne, hilarant). J’avoue qu’une telle polémique m’a au départ amusé, puis commence sérieusement à m’énerver tant personne n’ose dire la triste vérité.

Premièrement, les assemblages blanc/rouge sont déjà autorisés en Champagne et cela ne choque personne.

Deuxièmement, la liste des additifs autorisée dans le vin (à quant une liste des ingrédients sur les bouteille ? ce jour là nous rigolerons bien) ferait hurler toute la communauté ignaro-bien-pensante qui se scandalise aujourd’hui d’un simple assemblage entre deux vins. Dites la vérité ou renseignez vous si vous l’ignorez : sont ajoutés dans la plupart des vins industriels ou faussement artisanaux : acides, gommes, tanins, sucre, levures sèches, SO2 …(en tout une centaine de d'additifs) sans que personne (à part nous et quelque uns) ne s’en émeuve. Sans compter tous les traitements phyto appliqués dans le vignoble (produits dont il a été démontrés qu’ils se retrouvent chaque fois dans le vin) où bien souvent, plus rien ne pousse.

Troisièmement, il me semble que le mauvais blanc et le mauvais rouge, c’est à dire ceux issus de rendements démesurés, aux vignes sur-traitées, vendangés à la machine, aux très/trop nombreux additifs chimiques ont une place confortable sur le marché et sont consommés par la plupart des français (oui, vous !) sans que ceux-ci trouvent quelque chose à y redire. Je met donc ma main à couper que ces mêmes consommateurs (encore une fois, l’immense majorité) habitués à boire sans se poser de questions n’y verront que du feu lorsqu’un rosé d’assemblage se trouvera dans leur verre.

Produire de la merde est permis depuis toujours et l’immoralité de la grande distribution aussi. C’est le consommateur (vous) qui est responsable, c’est lui qui, continuant envers et contre tout à pousser son chariot dans ces couloirs de la mort motive les industriels à produire toujours plus mauvais et toujours moins cher.

 

Par brulé
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Commentaires

Instructif !! Ca remet en cause mes préjugés, merci.
Commentaire n°1 posté par Vianney le 06/06/2009 à 12h12
Trop bon, ça envoie le bouzin, ça arrache la c...,.......(lol)..parce que c'est la vérité !!
En solides comme en liquides, à chacun d'assumer ses choix ou de s'informer, au risque de consommer à l'insu de son plein gré.
Cela fait au moins dix ans que je plaide pour une contre étiquette mentionnant les traces résiduelles de certains pesticides et herbicides comme cela se fait pour l'eau.
Rappelez-vous l'article de la RVF ou du Ret Blanc où il constataient des doses 5800 fois supérieures à celle admises pour l'eau potable...gloup !
Vive le rosé d'assemblage s'il est "nature" ! Qu'en pensez-vous ?
Commentaire n°2 posté par PbS le 06/06/2009 à 17h09
Y a t'il des droits d'auteur ou d'image pour cette photo de "Milou en mai" ???
Commentaire n°3 posté par PbS le 06/06/2009 à 17h10
Intéressant point de vue. J'ai aussi lu ça sur le sujet.
Commentaire n°4 posté par Philippe le 07/06/2009 à 16h23
Le pôv' Philippe de Villiers, tu viens de détruire son princial argumentaire de campagne...
Dernière nouvelle : bruxelles vient de retirer le projet d'autorisation du rosé "barroso" comme disait le vicomte. Allez, un petit effort, et 95% des vins sur le marché seront enfin retirés pour cause d'empoisonnement.

Albert, couperosé.
Commentaire n°5 posté par albert london le 08/06/2009 à 23h29
Bravo, d'avoir recentré le débat sur les vrais problèmes de la production actuelle, où le consommateur ingurgite des choses bien plus dangereuses, que des vins de coupages. et que des associations, qui osent rendre publique les résultats d'analyses de résidus dans note cher raisin (et par conséquences dans les vins, qui en découlent), se trouvent assigné en justice par des producteurs (pour l'instant que "de raisin de table", mais qui sait, qui va suivre...). Les "non coupeurs" ont eu gain de cause - situation électorale et articles de presse, qui n'approfondissent pas la recherche, avant de reprendre les titres aidant.

Je ne suis pas producteur de rosé (trop peu de raisins bien mures pour mes rouges, pour avoir besoin de les concentrer en saignant les cuves:-)...), ni défendeur de vins de supermarché, élaborés en mélangeant n'importe quoi de n'importe où, et surtout assaisonné n'importe comment, pour donner du pas cher à l'acheteur des vins à 2,26 €, pour abreuver la majorité des buveurs de vin, qui restent en France - mais la campagne contre "l'Europe" sous prétexte, de sauver "nos traditions" m'a écœuré par son hypocrisie à pas mal de niveaux...
Commentaire n°6 posté par Iris le 09/06/2009 à 10h13
Vous avez une mission de service public Monsieur Fruit Défendu... continuez de nous conseiller ainsi sur ce que nous buvons !
Commentaire n°7 posté par Alba le 14/06/2009 à 19h45

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