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Caviste et Bar à
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"il faut être aveugle et sourd, abruti par le matraquage de la propagande, pour ignorer qu'il ne s'agit nullement de "protéger le citoyen", mais au contraire, sous les prétextes fallacieux de l'ordre, de l'hygiène et de la sécurité, de réprimer sans nuances et sans soucis d'élémentaire civilité, en un mot d'instituer la répression seule comme principe et mode de gouvernement."
R.Dumay, "La mort du vin"

Je me répète souvent (au risque d’être lourd) mais j’estime que les vins de la famille Courtois n’ont aucun équivalent. Qui peut se permettre de parler de vin s’il n’a pas un jour goûté aux vins magiques de cette famille pour le moins atypique ? Des vins électriques, iodés et énergisants : une vrai cocaïne liquide. Qui n’a pas dans sa cave une bouteille de Courtois a raté sa vie, et peu importe à quel âge.
Ayant du temps à perdre (ou à gagner), je me suis dans l’idée de relever l’impossible : commenter un vin de Julien Courtois. Entreprise périlleuse et idiote car elle fait plus appel au sensations physiques et spirituelles que gustatives. Les arômes c’est pour les beaufs, l’essentiel est dans le ressentit, dans le sursaut que les vins procurent. Quand la salinité passe dans vos veines et le long de votre colonne vertébrale vous ne considérez plus ce vin comme un simple produit gastronomique mais comme une véritable drogue dure. Dure comme un silex. Elément Terre, puisque c’est son nom, vous saute au nez. Enfermé dans sa bouteille, bien trop étroite pour la grandeur de ce vin, il se jette à vous comme Rendhal (le chien de Dirlo et Dirlotte) le matin au p’tit dej. Un peu comme s’il ne vous avait pas vu depuis plusieurs semaines. Cerise, poivre, zestes de pamplemousse, iode, certes mais ce qui vous monte au nez ne relève pas de l’arôme, c’est une sensation physique. Le courant électrique grimpe le long de la cloison nasale pour atteindre directement le cerveau, commandant à votre corps d’hérisser illico presto tous les poils de vos bras. A côté de ça le Grand Echezeaux qu’Oncle Roger ouvre le dimanche midi fait bien pâle figure. De quoi convaincre un héroïnomane de changer de came sur le champ.
Ensuite, c’est l’explosion, voire l’implosion. Car le vin reste bien centré sur la langue, s’étirant de tout son long, dans la gorge, l’œsophage pour finir sa course dans votre dos, coulant de la nuque à la raie des fesses. Bref, un vin qui s’exprime là où aucun dégustateur conventionnel ne regarde : dans les recoins les plus sensuels du corps.| Mai 2012 | ||||||||||
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Le trou du cul ?
Désolé,
Albert
Ptain, donne envie l'bougre !
C clair que l'pinard de la Courtoisie, c fondementamental !!
Un vin à conseiller pour les impuissants ? :-))