Vendredi 16 mai 2008

Qui a dit que le vin n’était pas le meilleur ami de l’homme ? En tout cas il est celui du sportif, c’est sur. Après quelques allusions à l’accord sport/vin au sein d’un article du 86andco (voir rubrique « des gens sympas »), il était temps de remettre les choses à leur juste place en rendant hommage à celui qui à plutôt intérêt à finir dans les 10 premiers au marathon du Futuroscope s’il ne veut pas que cet article tombe à l’eau dans 10 jours. Le « soldat rose », « monsieur le directeur » pour d’autres, est l’homme de la situation. Parfois nommé « lucky Luke » pour sa capacité à boire plus vite que son ombre. Chez lui, la demie mesure n’existe pas, d’ailleurs pour lui une bière c’est un 50 cl , normal vue ses origines « ch’ti » comme on dit maintenant. Son rêve ? Tenir une baraque à frites, un bar à vin ou les deux à la fois et puis de temps en temps, entre deux canons de vin nature, remporter un marathon mais juste comme ça sans trop forcer. Pour l’hygiène quoi. Des expressions telles Paf ! Tac ! Hop ! traduisent une impatience perpétuelle de taquiner le goulot autant que le moule b… qui lui sert de combinaison de course. A peine arrivé de ses 20 km quasi quotidiens qu’il s’arrête devant le magasin pour s’abreuver d’un grand coup de bulles. Je l’attend d’ailleurs d’un moment à l’autre pour me présenter Lise Jousset de Montlouis/Loire qui vient nous faire goûter son dernier millésime. Rien ne l’arrête, pas même une choucroute King Size la veille d’une course redoutable vers St Julien l’Ars.  Plus il boit, plus il avance, un peu comme une bonne bagnole. Faites moi le plein s’il vous plait ! Pas de problème, rouge, rosé ou blanc, le vin est un aliment, à la fois physique et spirituel. Et « Mr le directeur » n’est pas un coureur du dimanche, à part pour les grandes courses. Non, il court la semaine pour ne pas qu’on le repère. Alors je serais là pour le supporter dans l’espoir que le la météo ne soit pas aussi catastrophique que l’an dernier. J’y serais, un peu pour le sport, beaucoup pour le casse-croûte qui suivra l’épreuve. Car moi, je n’ai pas besoin de courir pour boire…

par brulé publié dans : lefruit.defendu
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 14 mai 2008
(sous titre) Réponse à "vin de mes amis"

Tout d'abord, lire l'article de http://levindemesamis.blogspot.com/2008/05/la-moue-dun-ami.html (trés bon site) puis lire notre réponse:

Argghh !!!

On connaît tous ce genre de situation. L’ami qui n’aime pas, qui n’accroche pas au nature, qui glisse sur la falaise du génial, qui ripe alors qu’il faut tenir, et pas si longtemps que ça … avant que n’arrive la récompense. La personne qui ne veut pas se laisser emporter, celui qui refuse jusqu’au bout de se laisser prendre en hypnose,  l’anti-clérical allergique aux vitraux et aux belles pierres, le terre à terre qui n’accepte pas la part de hasard et d’incertitude. On en a tous autour de nous. La magie ne les atteint elle pas ? la transcendance n’est t-elle pas faite pour eux ? Le simple et le fade leur suffit ils ? Ceux-la même qui demandent à ce que le Camembert pue le rat crevé et qu’on y trouve des asticots (et avec du Président!), que le gibier sente les entrailles en pleine décomposition, tout à coup deviennent  frileux à la moindre trace de « sauvage » dans leur verre de vin, sans même dépasser le premier abord un peu rustre, un peu comme quand on rencontre René Mosse pour la première fois…

Que faut il lui dire à cet ami ? Abrutit ? Ignare ? incompétent ? Sale beauf ? Sale Betteane ? Non, nous n’irons pas jusque là, mais il y a un peu de cela quand même. Souvent, cela tient simplement aux habitudes, aux coutumes, aux cultures ou autres… d’ailleurs pourquoi certains êtres humains seraient-ils privés par nature d’apprécier pleinement ce type de breuvages ? interdits d’orgasme ! ce serait leur sanction ?! Ce serait leur croix, celle qu’ils porteraient à vie sur leurs épaules brisées par le poids de leur handicap psychologique. Mais nous connaissons bien pire que ceux qui n’arrivent pas à entrer dans la spirale : ceux qui en ressortent, et ils sont rares. Ceux qui, usés, lassés, blasés, décident de couper court , de tout quitter et de retourner vers……….. ? et bien pas grand chose. Ceux qui n’acceptent plus les « déviances » du nature, qui y préfèreraient presque le costard cravate du conventionnel convenu, juste pour qu’on ne mette pas en doute (en société) leur capacité à choisir un bon vin au restaurant. Par exemple, entendu par ci, par là : « Thierry ! tu nous met quelqu’chose de bien, et pas trop… … tu vois ?! » Ceux là, qui ont retourné leur veste, qui se sont repentit, les « presque-balances », que leur dire également ?

Alors, entre tout cela mon cœur reste figé, il accepte, il patiente ou il oublie mais en tous cas, il ne balance pas.

par brulé publié dans : lefruit.defendu
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 30 avril 2008

Samedi, fin de soirée un peu drunk. Tout le monde se confie, étale sa misère et défait le monde. Nous sommes trois, Gwen (franc buveur), Christophe (vigneron Lunaire) et moi. Autour d’une bouteille de Boulard 2002 nous discutons enfin du fond, pour enfin le toucher… Faire ce genre de vin est un acte assurément politique (et le boire aussi), bien plus global que l’on pourrait le penser. Chaque geste effectué dans la vigne et en vinification porte en lui un sens économique, philosophique et politique. Il faut les boire avec autant de sens. Pour élaborer un vin de ce type, sans filet aucun, il faut obligatoirement y mettre un sens profond, fondamental et c’est ce que fait Christophe. Il prédit une fin catastrophique à notre modèle de société, à notre économie et à notre environnement : « je continue pour mes enfants, mais s’il le faut je prendrais une Kalachnikov, ma vie je n’y tiens pas plus que ça… » drôle de révélation mais pleine de signification… L’action politique n’est pas toujours là où on l’imagine, que les petits militants gentiment encartés en prennent de la graine. «  Nous sommes assez nombreux  lui dis-je,  et dans pleins de domaines différents, il y a peut être moyen de se rencontrer et de se regrouper ». Les bulles de Francis Boulard nous élargissent l’esprit et nous donnent des idées. Gwen est dans son élément. « je fait ce métier dans le but d’en vivre, uniquement, et c’est déjà un luxe » nous dit Christophe. Dur de faire comprendre ça à un banquier. Vivre de ce que l’on aime faire, indépendamment des pressions, du marché, des exigences du consommateur ? Christophe ne présente même plus ses vins à l’AOC, «même en vin de pays, je veux plus,  j’en ai ras le bol de leurs conneries… » alors il les vend tous sous la dénomination « vin de table ». Peu importe, les gens achètent de la « Lunotte » et non pas du Touraine.

Nous allons tout droit vers l’époque des vins d’Auteurs, des vins signés comme une toile. L’AOC ne veut pas de ces vignerons ? Qu’elle se rassure, ils ne veulent plus d’elle.

 C’est désormais l’heure du séparatisme et tout cela ne fait que commencer...

par brulé publié dans : lefruit.defendu
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 29 avril 2008
des bouteilles sabrées, des pieds de vigne taillés et des buveurs ensoleillés
par brulé publié dans : lefruit.defendu
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 23 avril 2008

Il est de retour !!! Le fameux casse-croûte vigneron trimestriel revient à notre plus grand bonheur. Nos portes seront ouvertes et les bouteilles aussi, samedi toute la journée. Les vignerons présents : Jérôme Saurigny, Benoit Courault et Christophe Foucher (la lunotte), tous les trois venus du Val de Loire. Ils viendront vous faire découvrir la nouvelle collection de leurs créations vinicoles…

Entrée libre et gratuite sous réserve d’un bon esprit, bien évidemment… venez nombreux!!!

 

par brulé publié dans : lefruit.defendu
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 11 avril 2008

Le Nardo’s Nouveau est arrivé !!! ou plutôt  va arriver, dès demain. Depuis 3 semaines nous étions à la diète sans pouvoir profiter de notre hampe quotidienne, plongé dans une infinie tristesse, un véritable manque physique m’envahissait. Les tremblements s’arrêterons demain soir…enfin. Le Nardo change de look (mais pas de chemise), Marie cuisine en « live » devant vous, rafraîchit sa carte et Thierry fait pêter les bouchons !!! Evidement, les canons sont « natures » et la bouffe fraîche, comme toujours.
par brulé
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 21 mars 2008
Nos amis Bruno et Marie-astride viennent d'accoucher d'une petite Méline, qu'ils me pardonnent à l'avance cette note philosophique qui n'est pas de moi, bien que j'y adhère totalement:

Certains couples ne tiennent pas à avoir d' enfants pour ne pas les lancer dans un monde si horrible, pollué, violent, noir... Ce n'est pas du tout notre genre. Il n'y a pas de raison que nous soyons les seuls à connaître cette merveilleuse merde qu'est la vie!

M.E Nabe, Kamikaze.
par brulé
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 21 mars 2008

Après la pluie, et bien quoi ? Encore de la pluie, c’est tout. Et l’on rajoutera du vent et du froid, histoire que l’on ne s’habitue pas trop à la pluie seule. Je déteste l'humidité, elle pénètre dans mes os, tache ma vitrine et nous empêche de boire dehors, aux vues des Dieux. Alors nous nous cachons, et ceci depuis 9 mois bientôt. Et ce n’est pas l’arrivée du « printemps » qui me rassure.

Après les élections, je croyais en une régénérescence de la vie, la vrai. Je pensais voir tout bourgeonner, tout éclore après cette période d’aboiements stériles, mais rien. Une fois de plus la médiocrité s’impose comme un châtiment divin sur les hommes trop stupides pour voir en eux une quelquonque responsabilité.  Alors chacun reprend son rythme, tristement rangé et « citoyen » en ayant prévu le parapluie qui couvrira leur tête des crachats du ciel.  

Bon anniversaire Yoppal.barrique-sous-la-pluie.JPG

par brulé publié dans : Dégoûts & Cie
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 15 mars 2008
j'ai décidé de publier cette lettre, écrite par Marco Bertossi et destinée à Cyril Alonso, vigneron "nature" et accessoirement élu "vigneron de l'année Beaujolais/Bourgogne". Elle résume parfaitement la situation qui est la nôtre , cavistes, vignerons, rstaurateurs et consommateurs qui défendons les vins natures... ... A méditer.

Courrier à Cyril Alonso un adepte des "Vins Natures"

Cher Cyril
J’apprécie la démarche qui consiste à revenir au produit originel et à abandonner tous les artifices qui ont pour but de maquiller les vins. Je pense que vous êtes dans le vrai car aujourd’hui la concurrence est rude et la technologie est maîtrisée par les industriels du vin de tous les pays et il n’est plus difficile de proposer des vins présentables. L’idée même de redonner de l’esprit à nos vins afin qu’ils expriment une origine et une pureté intrinsèque est un pied de nez à l’uniformisation. La difficulté est que le consommateur de base (mais aussi les professionnels sommeliers, cavistes et acheteurs) est formaté à goûter des vins standardisés. Le marketing a fait son oeuvre mais il présente ses limites car si l’on continue ainsi nous assisterons à une lassitude et par conséquent à une baisse de la consommation au profit d’autres boissons plus exotiques. Il est certain que faire un vin comme vous le concevez est plus risqué, plus contraignant et demande plus d’attention mais c’est toute la différence entre un tableau de maître et une toile d’Ikea, on en revient à la notion noble du métier de vigneron !

Votre action je la soutiendrai avec véhémence et passion car elle doit être connue, appréciée à sa juste valeur. La communication de nos jours est primordiale. Croyez bien qu’en tant que sommelier, formateur et vendeur de vin (puisque j’associe toutes ses fonctions) je ne supporte plus toutes ces structures industrielles qui asphyxient les petites unités, elles écornent tous les principes de base, nivèlent vers le bas et en collaboration avec les grandes surfaces tendent à amalgamer le vin artisanal et le vin industriel. Ainsi utilisent elles n’importe quelle appellation pour véhiculer leurs vins sans âme, à travers des packaging étudiés pour attirer le badaud de base (C’est toute la difficulté de l’INAO en ce moment, l’AOC n’est pas la garantie de la qualité). Ce monde du vin là nous le côtoyons tous les jours, il est omniprésent mais nous ne nous en rendons pas compte. Sachez que vous trouverez en moi un défenseur de vos vins, je souhaite ainsi convertir le plus de professionnels sommeliers, cavistes... autour de ce principe, nous y avons tous à gagner. Sincères salutations

Marco Bertossi

par brulé
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 29 février 2008

Il était temps de rendre justice à ceux qui rendent justice aux terres alsaciennes et qui nous confortent dans l’idée que, si, on peut « boire » de l’Alsace sans prévoir dans la poche intérieure de sa veste en cuir un cachet de Doliprane 1000. L’Alsace avait, par chez nous (et entre nous) mauvaise réputation sur le duo sucre/soufre qui en faisait l’ennemi publique number one à chaque repas de Noël passé chez quelqu’un d’autre que chez nous… Heureusement, comme toujours, le vin et le bonheur ne sont que des histoires de rencontres et quelles rencontres !! La première fût celle de Patrick Meyer (domaine julien Meyer) et de ses vins très natures, atypiques comme on dit, c’est un peu le terme utilisé pour qualifier un vin de meilleur que les merdes voisines de l’AOC. Ses vins sont libres, indépendants, vivants,  non-encartés, bref des vins de plaisir immédiat tout en invitant à la méditation. Des vins spirituels emprunts de convivialité et de vibrations positives. Et ces vibrations sont réelles, car comme le dit Patrick Meyer, « la dégustation se fait d’abord avec le corps,  les arômes sont secondaires », opinion que je partage désormais à 100% mais qu’il faut du temps pour comprendre et admettre. Comment se sent-on après avoir bu une gorgée ? C’est une question essentielle dans la dégustation qu’il ne faut jamais négliger : Ecouter le corps réagir.

La seconde fût celle du domaine Josmeyer et de leurs vins chirurgicaux. Une ligne droite dynamisante, revigorante à la minéralité intense et, pour une fois, non couverte par des arôme superficiels écœurants. Les rieslings de Josmeyer vous saisissent le palais pour emprunter deux voies rapides : Le cerveau et la colonne vertébrale, cette dernière vibrant jusqu’à provoquer la chair de poule. Là, vous vous dites que c’est du sérieux et que vous ne devez, sous aucun prétexte, laisser passer l’occasion de continuer la nuit ensemble. Ces vins vous prennent alors par la main pour vous inviter, à l’abris des regards dans une danse langoureuse qui se terminera, de toutes façons par une bien triste séparation et de la nostalgie plein les yeux. Vous comprendrez mon impatience de voir ces deux domaine (re)venir sur nos étagères et se mettre à disposition de vos avances les plus indécentes…

par brulé publié dans : lefruit.defendu
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus